REPÈRES

 
 
Françoise Guillaumond - 05 février 1958 - La Rochelle, 17

Françoise Guillaumond est auteure, metteuse en scène et responsable artistique de la compagnie La baleine-cargo.


Dans une ancienne vie Françoise Guillaumond a été institutrice, auteure puis coordinatrice d’ouvrages pédagogiques, éditrice, directrice de collection jeunesse, formatrice en écriture, comédienne… avant de se consacrer pleinement à la compagnie La baleine-cargo et à ses chantiers artistiques.

Ecriture
Elle publie une trentaine de livres (albums, romans, contes, théâtre jeunesse) aux Editions Casterman, Milan, Albin Michel, Le Rouergue, Magnard. Elle est affiliée à l’AGESSA, Adhérente des EAT (Ecrivains associés du théâtre), membre de la Maison des Ecrivains et de la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse.
Depuis 2007, elle s’intéresse plus particulièrement à l’écriture dans l’espace public et fait partie des AEP (Auteurs dans l’Espace Public).
C’est une nouvelle étape de vie qui commence en 2007 avec la fondation de la compagnie La baleine-cargo lorsque Françoise Guillaumond découvre les arts de la rue qu’elle méconnaissait et se passionne immédiatement pour ses propositions artistiques vivifiantes.

Théâtre
A l'origine, elle se forme auprès de la compagnie du théâtre de La Mezzanine (77), un théâtre visuel et massif et participe à la création de la compagnie Le ventre de la baleine (77) où elle joue, écrit et met en scène.
Depuis elle continue sa formation auprès de différents artistes sous forme de stages : Muriel Bloch, Ralf Nataf, Yannick Jaulin, Laurent Laffargue, Nadège Prugnard, Christian Carrignon, Katy Deville pour explorer des formes variées de narration.

 En 2007, elle fonde la compagnie de théâtre La baleine-cargo à La Rochelle (17) pour créer « Le cimetière itinérant de canapés » dans la rue. Suite à cette création qui coïncide avec sa rencontre avec les écritures dans l’espace public, elle choisit de continuer à travailler et à créer hors les murs.

Une fois sortie de la boite noire et de la solitude du bureau, elle cherche, pour chaque nouvelle création, la forme la plus appropriée aux narrations qu’elle souhaite porter, en fonction des lieux qu’elle investit.

 Son écriture devient plurielle : elle travaille avec des chorégraphes, des plasticiens, des compositeurs et des artistes pluridisciplinaires et elle explore volontairement différentes façons d’intervenir dans l’espace public :

En 2009 – 2010, elle crée « Le cimetière itinérant de canapés ».
Pour ce projet, elle bénéficie du dispositif « Ecrire pour la rue » (2007) et est lauréate Beaumarchais SACD Arts de la rue (2009).
« Le cimetière itinérant de canapés » propose une installation plastique sonorisée sur laquelle le public déambule, suivant 1 ou 2 fils narratifs (on ne peut pas tout voir). Tout est venu de cette idée que si les canapés pouvaient parler, ils en auraient des choses à raconter.

En 2012, elle crée « Où vont les sentiments quand ils disparaissent ? » qui reçoit le prix du Fond Maïf pour l’éducation en Poitou-Charentes et le prix de La Fondation La Poste.
Il s’agit d’une installation frontale avec un échafaudage qui permet de travailler la verticalité, l’effondrement, la reconstruction en lien avec l’architecture de la ville et les histoires d’amour qui s’y sont passées.

En 2015, elle crée « 10.000 pas sans amour », lauréat SACD Auteurs d’Espace 2015, d’après Lysistrata d’Aristophane, spectacle théâtral chorégraphié par Toufik Oudhriri Idrissi.
L’espace est investi par six frigos mobiles et sonorisés avec six comédiens qui se déplacent sur un espace donné (place, parking, esplanade…) et proposent au public du frontal, du bi frontal, du 360°… Le public bouge et participe à la dramaturgie.

En 2016, elle crée « Poulette Crevette », un spectacle familial à partir de 18 mois, inspiré de l’album éponyme publié aux éditions Magnard, dont elle est l’auteur. Les enfants entrent dans un poulailler palissade avec les deux artistes. Ils sont partie-prenantes du récit qui se raconte et se vit dans le poulailler

En 2017, elle entame une nouvelle création « Je cherche un Homme » avec Carine Kermin et 5 comédiens-danseurs. La sortie est prévue en mai 2018. Cette création s’inspire du philosophe de rue Diogène le cynique, appelé aussi Diogène le chien. Il s’agit d’une déambulation théâtrale chorégraphiée avec un texte dont la langue est travaillée dans le but de redonner du sens aux mots.

 Françoise Guillaumond est parfois sollicitée par d’autres compagnies pour un accompagnement en écriture (compagnie Pyramid, compagnie L’Homme Debout) ou en mise en scène (groupe de musique Frangélik) ou pour un regard extérieur (compagnie Décor sonore) ou pour une regard extérieur (compagnie Décor sonore).

 Elle encadre depuis 5 ans un atelier arts de la rue à l’Université de La Rochelle et intervient parfois en Master classes Arts de la rue au Conservatoire Régional de Théâtre de Poitiers.

 Enfin Françoise Guillaumond aime à intervenir autour de ses projets de création auprès de différents publics en lien avec les spectacles de la compagnie (écoles, collèges, lycées, universités, Ephad, prisons, centre sociaux, foyers ruraux, IME, IME, hôpitaux psychiatriques…) que ce soit en écriture ou en théâtre.
Ce travail sur différents territoires et auprès de personnes de situations et d’âges différents fait partie du projet artistique de la compagnie, où la dimension de rencontre et de partage est primordiale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Françoise_Guillaumond